Seberg

Vidéo

Andrews, Benedict. Metteur en scène ou réalisateur

Edité par Radical Chic - 2019

L’actrice iconique d’À Bout de souffle s’est suicidée en 1979. À l’époque, son corps retrouvé à l’arrière d’une voiture dans le XVIème arrondissement de Paris avait profondément choqué l’opinion publique. Cet évènement survenait en pleine campagne calomnieuse, amorcée par un article du LA Times de 1970. Jean Seberg souffrait alors de dépression, de dépendance à l’alcool et aux médicaments. John Edgar Hoover, directeur du FBI excessivement réactionnaire à la fin de sa carrière, est à l’origine de cet article diffamatoire du LA Times. L’actrice militante était en effet désignée en interne par les agents du FBI comme « une débauchée, perverse sexuelle » selon l’article du LA Times de juin 2020. Son mode de vie et ses opinions la rendait dangereuse vis-à-vis du bureau d’investigation connu pour ses positions anti-communistes. Mise sur écoute dans le cadre légal du programme d’espionnage COINTELPRO du FBI, sa vie personnelle a été scrutée, jugée, photographiée puis étalée aux yeux de tous. Le LA Times le reconnaît aujourd’hui : les « preuves » ont été fournies par le FBI directement, et eux-même ignoraient si l’information était vraie ou fausse. Son mari de l’époque, l’écrivain français Romain Gary, le dira après sa mort : « Jean Seberg a été détruite par le FBI. »